Quoi de neuf ? Octobre 2017

Que s’est-il donc passé depuis la dernière fois ?

 

Vous vous souvenez que je vous avais dit que je m’ennuyais profondément maintenant que je m’étais habituée à mon petit train-train quotidien ? Vu que ce sentiment ne passait pas, j’ai pris un peu de recul sur ma situation, pris le temps d’analyser les choses… Eh bien j’en suis venue à la conclusion qu’en fait je ne devais pas vraiment aimer enseigner tant que ça finalement, en tout cas faire cours à des classes. Je m’explique : faire le même cours à 2 ou 3 classes d’affilé m’ennuie profondément. Alors, évidemment, ce n’est pas exactement le même cours car ce ne sont pas exactement les mêmes classes, je m’adapte, mais le sujet reste le même. Du coup, je finis une heure mais je dois refaire le même cours l’heure suivante. J’ai l’impression de me retrouver dans une boucle temporelle qui m’oblige à revivre plusieurs fois la même heure et je n’aime pas ça.

 

Lorsque je prends en cours particulier un ou deux élèves, je peux m’adapter complètement à eux, leur faire un cours sur mesure au lieu d’essayer de m’adapter à 35 élèves, ce qui revient à faire un cours qui correspond à peu près au milieu. L’hétérogénéité des classes est une perte de temps car c’est inefficace. Du coup j’ai l’impression de pédaler dans la semoule car même en faisant des efforts, les résultats ne sont pas aussi bons qu’ils le devraient car il est très difficile de faire progresser de façon nette 35 élèves d’une classe en même temps. Oh, pas mal d’entre eux ont progressé, certes, mais… Je n’aime pas gâcher mon énergie comme ça, car j’ai l’impression d’être un hamster dans sa roue, qui court, qui court et qui ne va nulle part. Je fais des efforts, donc je veux voir les résultats de ces efforts. C’est mon coté control freak qui n’apprécie pas la situation, en fait.

 

La situation ne me plait pas donc, j’ai perdu mon enthousiasme. Pourtant je n’ai pas à me plaindre, ni de mes classes, ni de mes collègues, ni de mes conditions de travail, ni de ma direction, ni de rien en fait, bien au contraire : c’est le meilleur lycée dans lequel j’aurais pu espérer travailler, que ce soit au niveau des types de travail demandés, des horaires, de l’ambiance, etc. Je ne sais pas si je fais une petite déprime mais en tout cas je n’ai pas envie de m’investir plus dans ce boulot à l’heure actuelle. Je me souviens que j’étais impatiente de devenir professeure principale, mais ce n’est plus le cas. J’ai donc décidé de ne pas le devenir et de demander à redevenir professeur contractuelle pour l’année prochaine. Le salaire sera moins important que maintenant (le même que l’année dernière en fait), mais ça m’est égal car l’année dernière je vivais très bien avec mon salaire et je pouvais même faire des économies (l’avantage d’habiter à la campagne). J’aurai la possibilité de redevenir titulaire si jamais je décidais de devenir professeure principale. J’espère que l’envie me reviendra un jour…

 

C’est sur cette note pleine « d’enthousiasme » que je vous quitte,

Stay tuned!

 

7 comments

  • Shindou

    Triste nouvelle. ;ω;

    Cet ennui est compréhensible, mais j’espère que tu finiras par retrouver ta passion d’antan. Si ce n’est pas le cas, tu comptes faire quoi ? Continuer à pratiquer une activité qui ne te plaît pas ou t’adapter à tes envies (par exemple, n’être que professeur particulier ou quelque chose comme ça) ?

    • nemuyoake

      M’adapter à mes envies, ça c’est sûr. Mais tu sais, je sais jamais si c’est pas simplement car je suis déprimée (j’ai des hauts et des bas sans raison particulière) donc je suis prudente.

  • Sanzo

    Konbawa Nemuyoake !
    Ce n’est pas étonnant car le métier d’enseignant suppose la chose suivante : un engagement de tous les instants et un niveau de créativité au service des besoins des élèves. Il est impossible de refaire le même cours ou la même année deux fois de suite sinon c’est transformer un métier de créateur en métier d’usine. Attention les élèves et les collègues finissent par le ressentir très vite.
    Un truc pour sortir de ce type d’état d’esprit c’est d’imaginer à chaque début d’année que c’est ta dernière année et donc de faire quelquechose de nouveau de plus inspirant de plus ambitieux sinon l’enthousiasme disparait en quelques jours.
    C’est pour cela que j’avais proposé l’idée des correspondants car c’est du jamais vu dans ton établissement et c’est riche d’imprévu ;)! Mais c’est juste un exemple.
    Ceci dit je te rassure tu n’as pas choisi ce métier par hasard. Tu vas rebondir car tu as identifié la source de ta baisse de motivation : une performance décevante quand à la vitesse de progression et c’est là qu’il va être intéressant pour toi d’imaginer une solution ou un concept pour faire apprendre plus vite et sans peine ou renverser la vapeur et utiliser la puissance du nombre de tes effectifs de classe à ton avantage. Du côté des élèves eux aussi ils doivent à plus forte raison vouloir aussi voir leurs progrès plus vite. Le nom du game c’est qu’est ce qui dans enseigner l’anglais à des apprenants, quels qu’ils soient d’ailleurs, est fascinant ? Pour moi c’est dans l’anglais il y a plusiers compétences sur lesquelles on peut jouer surtout l’oral car cela ne demande que des oreilles, de l’attention et des cordes vocales pour déballer le game d’apprendre et de jouer avec plus vite.
    Et pour diversifier il faut injecter plus d’humain, plus d’humour et de sourire c’est ce qui va transformer le taf en rencontres humaines plutôt que des cerveaux à calibrer lol
    Bon je fais le malin mais grosso modo il faut casser la répétition et “s’amuser” et dans l’enseignement de l’anglais franchement c’est une des matières où on peut le plus s’amuser en apprenant !!!
    Autre chose aussi : ce métier est gourmant en énergie et la baisse de créativité vient très souvent d’une déperdition de l’energie que l’on peut avoir surtout en face de classe à effectif élevé car même si tous dociles notre attention est en mode stand by et ça use. Il faut donc trouver une mani-re de réduire cette ” consommation énergétique” et sourire et rire ou avoir des échanges en mode détendu mais sans perte de concentration pour les élèves c’est aussi cela le défi pour l’enseignant et l’enseigné ;)! J’ai des classes de 32 élèves je sais que c’est pas facile mais c’est possible car cela marche tellement bien quand on y arrive qu’on se sent littéralement regénéré mais en plus on a envie d’aller plus loin (d’où les défis correspondants là on est sur des américains).
    Hope this cheered u up and helped !
    The other Sensei teaching English to French pupils but also some Japanese from time to time !!

  • Sanzo

    you are welcome !!! how are you doing now ? feeling better ?

  • Sanzo

    yokataaaaa !!!!!!!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *