Pourquoi j’ai fait le choix d’enseigner au Japon plutôt qu’en France

C’est une question qu’on me pose souvent, et ce pour une raison très simple : on a souvent l’image de Japonais travailleurs forcenés, qui s’acharnent à la tâche jusqu’à en mourir (et certains en meurent effectivement) et on ne comprend pas pourquoi quelqu’un de sain d’esprit subirait volontairement le même calvaire. En effet, travailler au Japon dans à peu près n’importe quel domaine peut sembler un acte de pur masochisme, et ce en particulier dans le domaine de l’éducation, les enseignants Japonais ayant la réputation de faire de nombreuses heures supplémentaires non payées (saabisu zangyou) jusqu’à tard le soir, 7/7j et sans prendre aucun congé.

 

Pourquoi ai-je alors décidé de m’expatrier au Japon pour y exercer le métier d’enseignant d’anglais au lycée ? Voici les raisons :

 

– Vivre au Japon –

 

J’avais déjà détaillé dans un précédent article pourquoi il m’était plus agréable de vivre au Japon qu’en France, alors je ne vais pas revenir en détails dessus, mais pour résumer je sais qu’au Japon, quand je sors du travail, je vais me retrouver dans une société qui ne me stresse pas, où il n’y a pas de conflits et où la plupart des gens suivent les règles et font attention aux autres et aux conséquences avant de parler ou d’agir. Je peux ainsi vraiment me reposer mes jours de congés, ce qui n’est pas le cas en France (avis personnel, cela va de soi).

 

– Le salaire –

 

Les enseignants Japonais travaillent beaucoup (mais ça dépend en fait des établissements comme par exemple le mien où je ne travaille pas des masses à part certaines périodes de l’année) et ont un salaire en conséquence. Un salaire normal pour un enseignant stagiaire est de 1900 euros prime incluse et celui d’un titulaire première année est généralement de 2100 euros, avec en plus une prime annuelle équivalente à 4 mois de salaire en moyenne (prime systématique non liée à la performance). En fin de carrière, les enseignants peuvent espérer toucher 4000 euros plus 4 mois de salaire de primes par an. Les salaires sont un peu supérieurs dans les grandes agglomérations et varient d’une préfecture à une autre, donc il est difficile de donner des chiffres qui seront exacts à 100% dans tout le Japon. Le salaire grimpe beaucoup plus vite qu’en France, et rien que le fait de recevoir l’équivalent de plusieurs milliers d’euros de primes en yens sonnants et trébuchants rétribue pleinement toutes les heures passées au travail. En France, je n’aurais pas été capable d’avoir un salaire aussi confortable en tant que débutante (certes, j’aurais eu les longues vacances, mais à quoi servent-elles si on doit se limiter dans ses loisirs par manque d’argent ?).

 

– Les élèves… et leurs parents –

 

En France, beaucoup (du moins, c’est ce que je perçois) d’élèves et leurs parents sont devenus des clients de l’école : ils y viennent quand ils veulent (et prennent des vacances en période scolaire parce que c’est moins cher), exigent des bonnes notes sans faire le moindre effort, rejettent en bloc l’autorité des enseignants et de l’école et n’hésitent pas à venir clamer haut et fort leur mécontentement lorsqu’ils ne sont pas satisfaits. Pire ! Certains d’entre eux en viennent aux insultes et parfois l’intégrité physique des enseignants n’est plus préservée. Des enseignants meurent de la main des parents de leurs élèves. Impensable au Japon. D’ailleurs, dans ce pays, les parents râleurs (car il y en a !) sont appelés “Monstaa Parento”, de l’anglais “monster” (monstre) et “parent”. Les enfants hors de contrôle que l’on considère “turbulents” ou “en souffrance” en France ont droit quant à eux à la dénomination “Monster Children”. Les parents monstres et les enfants monstres, ou comment appeler un chat un chat.

Au Japon, ces enfants et leurs parents sont remis à leur place. On les écoute bien sûr, on leur assure qu’on les comprend, mais l’école japonaise a un devoir d’éducation et s’attelle à l’éducation des enfants lorsque leurs parents ne le font pas. Et l’éducation dispensée à l’école prévaut sur celle dispensée à la maison tout simplement car l’école forme des citoyens capables de s’intégrer à la société japonaise et d’y contribuer de par leurs actions. Les parents peuvent râler autant qu’ils veulent, ils n’ont pas le dessus sur l’école qui a le dernier mot. Et l’école est obligatoire au Japon (seule l’éducation l’est en France).

 

Avez-vous la moindre idée du réel plaisir de pouvoir enseigner dans un pays où l’autorité de l’enseignant est encore forte ?

 

– L’encadrement et la direction des établissements –

 

En France, l’encadrement dans les écoles (directeurs, CPE etc.) a tendance à minimiser les incidents provoqués par les élèves, rejeter la responsabilité du désordre sur les enseignants (c’est leur faute si la classe est agitée) et faire en sorte, quoi qu’il arrive et peu importe la gravité de l’incident, à ne pas vouloir faire de vagues. « Tout va bien Messieurs-Dames, notre établissement n’a connu aucun incident majeur, la preuve : aucun conseil de discipline ! Formidable ! » Etant donné qu’il en va de leur promotion dans de contrées plus vertes, il peut paraitre « normal » (sic !) que l’encadrement cherche à cacher la poussière sous le tapis. Par conséquent, les enseignants se retrouvent souvent seuls et démunis, non soutenus par leur direction.

Au Japon, il est normal d’exiger le calme pour faire cours. Lorsque l’enseignant estime qu’il n’a pas les conditions nécessaires à la réalisation de son cours dans des conditions acceptables de calme, il peut choisir de simplement quitter la classe sans assurer son cours. Et les élèves se feront vertement engueulés par leur professeur principal et le CPE de façon à ce que cela ne se reproduise plus. De plus, les délégués devront faire des excuses à l’enseignant au nom de la classe.

 

La direction et les enseignants forment en outre une véritable équipe éducative. Les règlements des établissements sont généralement stricts et les élèves doivent s’y conformer, que ça leur plaise ou non. Les incartades sont sévèrement sanctionnées (5 jours d’exclusion pour triche à un contrôle par exemple) et les élèves sont durement réprimandés lorsque c’est nécessaire. Par ailleurs, les professeurs senpai (les ainées, ceux qui ont le plus d’expérience) encadrent et soutiennent leurs kohai (leurs cadets) pour tout, que ce soit la construction de cours ou la gestion de classe.

 

 

– La formation –

 

Au Japon, aucun encadrement n’exigera d’un nouvel enseignant qu’il soit compétent immédiatement, aussi bien en gestion de classe que dans la construction et la façon de faire cours. Tout le monde est conscient que cela prend du temps pour devenir un bon enseignant, et on s’accorde pour dire qu’il faut au moins 5 ans avant de pouvoir arriver à faire un cours potable. Plus encore, il n’existe pas de doxa sur ce que doit être un cours ou une façon d’enseigner : chaque enseignant a son style et pour se former il faut donc regarder beaucoup de cours de différents d’enseignants, prendre pour soi les activités qu’on trouve intéressantes, apprendre en observant les petits trucs pour la gestion de classe etc. Les senpai viennent regarder les cours de leur kohai, peu importe s’ils enseignent une autre matière, et font des commentaires constructifs. En plus d’un encadrement qui soutient ses enseignants, la formation qui leur est dispensée est pratique et non pas un gloubiboulga de théorie fumeuse. J’estime que j’ai été bien formée au Japon, en tout cas suffisamment formée et surtout épaulée pour ne pas souffrir lors de ma première année d’enseignement au contraire de nombreux stagiaires français qui sont durement malmenés durant leur première année d’enseignement en France.

 

Ça pourrait presque être le paradis, surtout que je travaille bien moins que dans un établissement lambda japonais (je n’emporte aucun travail à la maison, ni n’ai à rester jusqu’à tard le soir), mais malheureusement je trouve assez barbant le fait de devoir refaire le même cours à des classes différentes, preuve que je ne suis peut-être pas faite pour ce métier… Mais ceci est un autre problème.

 

18 comments

  • Trenien

    Dans le même ordre d’idée, je pense que les problèmes de comportements et d’absentéïsme sont loin d’être exclusifs à la France. Il y a pu y avoir des changements, mais je ne compte plus le nombre de collègues ALT qui se plaignaient d’élèves au comportement inacceptable mais contre lesquels les profs ne pouvaient rien faire (comme, par exemple, les éjecter) car “ils avaient droit à une éducation”. J’ai aussi en mémoire plusieurs anecdotes d’élèves de collège venant chercher leur diplôme de fin de scolarité en ayant été absent l’immense majorité du temps (et pas pour des problèmes de santé).

    Après, il est vrai que le fontionnement en classe est en moyenne plus apaisé qu’en France.

    Enfin, pour ce qui est des salaires, il ne faut pas perdre de vue que la différence n’est pas aussi conséquente qu’il apparait : le coût de la vie global est nettement plus élevé au Japon (en particulier si on commence à prendre en compte les dépenses associées à la vie de famille). Ce que je veux surtout dire c’est que, très malheureusement, même si les profs français sont au bas au tableau salaires des pays riches de l’OCDE, les profs japonais ne sont pas bien loin : je me souvies avoir lu une étude il y a un certain temps qui montrait que les profs français ET japonais faisaient parti des plus mal payés. Mais nous avons plus de vacances (plus précisement, plus de chomage technique), et je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’avoir beaucoup d’argent pour en profiter.

    Bref, un long commentaire parce que j’ai toujours tendancce à réagir à ce qui me semble être des clichés caricaturaux.

    • nemuyoake

      Pour la première partie de ton com, ça arrive dans les écoles qui sont mal gérées. Il y en a. Par contre, le coup du diplôme alors que le gamin était absent, ça c’est pour garder l’illusion que tout le monde est passé à l’école japonaise. Pour pas aussi que le gamin se sente exclu au niveau social (ce sont souvent des gamins déscolarisés pour diverses raisons). On leur remet le diplôme pour essayer de les rattacher symboliquement à la société. Encore une mascarade mais qui maintient le statut quo. C’est le Japon, non ? XD

      Je ne suis pas d’accord pour les salaires : on vit bien mieux avec un salaire de prof japonais au japon qu’un salaire de prof de français en France. Va un peu visiter les forums de profs français qui disent qu’ils vivent mal avec leur salaire même à la campagne.

      Un peu difficilement faire dans la nuance avec un article de deux pages. Pour les analyses sociologiques soutenues par des chiffres, il vaut mieux lire des articles de recherche, pas un blog, tu sais…

      • Trenien

        Comme je disais, je suis prof français et il se trouve que je vis à la campagne (et j’ai été ALT au Japon, vivant dans une petite ville). Je ne nie pas que les profs japonais sont mieux payés, mais je ne pense pas que la différence soit si importante (modulo l’effondrement réel des dernières années en France, mais ce sont tous les fonctionnaires qui y passent). Bon, après, il y a les extrêmes (début et fin de carrière).
        Je pense que la différence peut etre ressentie comme telle quand on est jeune prof, célibataire etc. Avec une famille, la situation change très vite (coût des études des enfants, coûts de santé etc.).

        Pour ce qui est de la remarque sur la gestion/mauvaise gestion, il y a peut-être des changements. Je sais que peu avant que je ne revienne en France (avant 2009), il y avait des discussions au niveau national pour savoir si la politique ‘interdiction d’exclusion de cours’ (parce que droit à l’éducation) ne devrait pas être changée (selon l’idée que les autres élèves avaient également droit à une éducation et qu’ils ne pouvaient pas l’otenir si un élève perturbait le cours). Si les discussions avaient atteint un tel niveau, je ne peux qu’en déduire que le phénomène commençait à poser de réels problèmes un peu partout.

        A part ça, je lis le blog, et le commente, parce que je le trouve intéressant, tout particulièrement pour le point de vue de quelqu’un qui a fait un choix que je n’ai pas osé faire.

        • nemuyoake

          Ah pour ton premier point, je suis d’accord. Le salaire monte vite au Japon, donc je suis débutante mais j’économise 10 man par mois sur mon salaire (pas de famille à entretenir). Avec une famille, ça serait autre chose avec un salaire de débutant. Ms justement, les profs ont généralement des gosses alors que leur carrière est avancée et ils arrivent sans problème à entretenir une famille avec leur salaire sans que leur femme soit obligée de travailler (à la campagne, pas à Tokyo).
          A Tokyo ou Osaka, le salaire enseignant est plutôt faible comparé au cout de la vie (plus les élèves et leurs parents qui sont plus difficiles) et c’est pourquoi Osaka par exemple a énormément de mal à avoir un vivier d’enseignants lors des concours (seulement 3 postulants pour une place) alors que c’est 15/1 à Iwate si ma mémoire est bonne. Etre enseignant dans une pref rurale promet une vie tranquille à l’aise alors que ce n’est pas le cas à Tokyo ou Osaka.

          Pour ton 2ème paragraphe : j’ai entendu parler de ça lors de ma formation. De ce que j’ai retenu, c’est qu’il faut les faire sortir pour ne pas altérer le droit à l’école des autres.

          Désolée d’avoir été un peu sèche dans mes précédentes réponses.

  • Trenien

    Bon, mon commentaire aura été tronqué par une fausse manoeuvre…

    J’avais commencé en parlant du fonctionnement des établissements en France et de la formation où, quand, tout le monde considère qu’on ne devient vraiment prof qu’au bout de 3-5 ans (j’ai commencé il y a 7 ans).

    Je parlais aussi de la relation avec les parents, indiquant que les seuls cas de ‘consumérisme’ que je connaissais étaient associés au CSP+, alors que les relations avec des parents de catégories moins aisées étaient toujours cordiales et respectueuses.

    En fait, je me demandais à quel point l’image donnée dans l’article de l’Educ’ Nat’ était en lien avec certaines zones TRES particulières.

    • nemuyoake

      Tu parles de ce que tu connais personnellement. Je parle de ce que je connais personnellement et de ce que je vois, entends de la part d’enseignants français et japonais. Là encore, pour un article de recherche nuancé, ce n’est pas la bonne porte…

  • Adrien

    Salut ! Je trouve tes articles vraiment intéressants et bien sûr très insctructifs. C’est très gentil à toi de prendre sur ton temps pour donner de meilleures chances à ceux qui comme toi, rêvent sans doute d’enseigner au Japon !

    Pour ma part je m’en vais faire une année de prépa Hypokhâgne avant de tenter l’Inalco – dans l’espoir bien sûr d’enseigner au Japon, mais je ne sais pas quelle matière encore… ni si je voudrais enseigner en lycée français ou une école japonaise.

    Tu dis quelques fois avoir la chance d’enseigner dans une certaine école, d’avoir moins à travailler etc… pourrais-tu nous confier de quelle école il s’agit?
    Et l’Inalco te semble-t-il un bon moyen afin d’enseigner au Japon?

    Cordialement,
    Adrien.

    • nemuyoake

      Merci pour ton com ! ^^

      Non, désolée, je ne donne pas le nom de l’école, pour protéger mon anonymat et celui des élèves/professeurs. D’ailleurs, tu remarqueras que je n’ai jamais posté de photos de mon école (du moins rien qu’on puisse identifier)/eleves/profs, pas plus que de selfie de ma personne sur les réseaux sociaux.
      Si c’est un si bon endroit pour travailler, c’est pask’il est bien géré. Il y en a d’autres comme ça, si c’est ça qui t’inquiète. Par contre, il y a aussi des établissements mal gérés. Mais ça je pense que tu ne peux le savoir qu’après l’avoir visité et rencontré le personnel, selon le feeling que tu as.

      J’ai fait l’Inalco aussi. Ca donne un bon niveau de japonais, mais ça ne donne pas la licence d’enseignement, qui est indispensable.

      • Adrien

        D’accord, je me doutais de la réponse et je comprends tout à fait c:

        Comment as-tu procédé pour devenir prof dans ce cas? Tu as obtenu un diplôme parallèlement à tes études à l’Inalco ou bien tout fait l’un après l’autre?
        Et quelle matière à enseigner permet-elle un recrutement le plus ‘facile’ (même si c’est loin de l’être bien sûr) selon toi?

        (oui je te bombarde un peu mais je profite d’avoir cette chance de te poser des questions!)

        Enfin fais-tu une préférence entre Tokyo et Osaka? :p

        • nemuyoake

          J’ai fait l’inalco pour le japonais, mais ensuite j’ai intégré une univ japonaise pour obtenir la licence d’enseignement. Mais ça, c’est uniquement si tu veux enseigner dans un lycée japonais, pas dans un lycée français au Japon.

          A mon avis, l’anglais permet un recrutement plus facile à condition que tu sois bon. Comme ça tu pourras aussi enseigner le français donc ça fait un plus. Les enseignants de mon lycée peuvent presque tous enseigner 2 voire 3 matières différentes (ils possèdent 2 ou 3 licences d’enseignement). Par exemple, le collègue qui a été recruté en même temps que moi peut enseigner les maths, l’allemand et la musique. Mon collègue d’anglais peut aussi enseigner les maths. Notre prof de littérature classique aussi peut enseigner les maths.

          Entre Tokyo et Osaka, je choisirais Osaka mais c’est car 1) j’y ai vécu et donc je connais 2) je hais les grandes villes dc entre Tokyo et Osaka, si j’ai à choisir, c’est osaka. Mais faut voir ton but dans la vie. Les grandes agglomérations sont peut-être plus fun, mais elles sont chères pour y vivre. Et il y a plus d’élèves pénibles dans les agglomérations. C’est pour ça qu’il y a peu de Japonais qui veulent devenir profs à Osaka (combi élèves pénibles + salaire moins intéressant comparativement que dans une préfecture rurale).

          Lis mes articles ET les commentaires, tu y trouveras plein de réponses.

          • Adrien

            Je vois, ils recrutent des profs assez polyvalents, c’est intéressant !

            Super, je me renseignerai sur le comment m’inscrire en université japonaise pour obtenir ce genre de licence, j’ai toujours eu envie d’être élève là-bas c:

            Ok je vois, je me renseignerai davantage à ce propos aussi 😉

          • nemuyoake

            Vraiment, lis tous mes articles, tu trouveras pas mal de réponses, même aux questions que tu ne t’es pas encore posé. XD

          • Adrien

            Je m’y attelle un peu chaque jour mais j’avoue que je me perds sur ton blog 🙁
            Peut-être est-ce parce que je suis sur téléphone et que tout n’apparaît pas comme il se devrait, mais j’ai du mal à me retrouver…
            Cependant chaque fois que je tombe par hasard sur un article inconnu, hop !

          • nemuyoake

            Je ne crois pas que mon blog passe sur smartphone…
            Articles de juillet http://www.japanteachingenglish.com/2017/07/
            change les dates dans ton navigateur (année et mois)
            ca va jusqu’à mars 2014 http://www.japanteachingenglish.com/2014/03/

    • Trenien

      Petite info à un (potentiel) consurrent : l’INALCO n’apporte pas grand chose pour travailler en lycée français : les demandes pour prof de japonais sont faibles et le fait de maîtriser la langue locale n’est qu’un minuscule facteur de choix. La voie royale c’est CAPES (pas agreg’, on est trop cher) avec une dossier professionnel béton (que des louanges de la part des inspecteurs, bonne implication dans le ou les établissements en France etc. Idéalement, 3-5 ans en ZEP suivis de 2-4 ans en lycée correct)
      Il est toujours possible, en étant sur place et en ayant la bonne licence (ou le master ? Je ne sais pas si ils ont révisé à la hausse avec les changements en France) d’obtenir un poste en contrat local en étant sur place, mais c’est plutôt dur, les postes étant âprement disputés (pour ma dernière tentative, plus de 30 dossiers pour 1 poste).

      • nemuyoake

        Tu parles d’une tentative dans un lycée français au Japon ?

      • Adrien

        Ah je vois, merci du conseil ! J’espère cependant bien que d’ici les 5 ou 6 prochaines années tu auras déjà trouvé un poste… attendre si longtemps je ne le souhaite pas :/

        Personnellement je ne sais encore exactement dans quel milieu je souhaiterais enseigner, ni quelle matière ; je compte sur les prochaines années pour m’en apprendre davantage sur mes projets d’avenir c:
        Ce qui compte le plus pour moi est de pouvoir vivre au Japon, et le métier d’enseignant me plaît beaucoup !

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