Projet de livre, Partie 1

Comme je vous en avais parlé dans un de mes précédents articles, j’ai commencé à écrire un livre. Ça avance doucement, mais ça avance. Et j’ai donc décidé de consacrer une série d’articles à ce projet.

 

 

 

Un peu plus de détails concernant ce projet de livre

 

Je ne savais pas trop sous quel genre je souhaitais classer ce titre, mais finalement j’ai choisi un genre assez bâtard, entre l’essai et le roman autobiographique. Ce sera donc un essai autobiographique romancé (?). Impossible de juste écrire une autobiographie, ça serait d’un ennui abyssal… Il faut que j’arrive à faire les modifications nécessaires pour le livre, tout en gardant l’histoire la plus authentique possible. Je dois notamment condenser la ligne du temps pour donner une meilleure structure à l’ensemble car raconter les évènements dans l’ordre nuirait au rythme de la narration. Bref, du boulot en perspective.

 

Question longueur, j’ai tablé sur 30 000 mots, mais ça pourra être plus, en fonction des besoins du livre. J’ai horreur du délayage et comme je tiens à ce que chaque mot ait son importance et son utilité dans le récit, ce ne sera probablement donc pas un livre de 300 pages.

 

Je me suis aussi rendue compte que certains de mes articles de blog pouvaient s’intégrer dans mon livre car ils correspondaient à ce que je voulais dire. Mais un article de blog à visée instructive n’est pas la même chose qu’un récit, ce qui veut dire que j’ai à changer de perspective, développer et retravailler la narration de façon à ce que cela corresponde à un essai/roman autobiographique.

 

Et d’ors et déjà un extrait !

 

Je vous présente la première mouture de la préface, qui explique dans le détail ce qui m’a poussée à entreprendre l’écriture de ce livre et quels types de lecteurs pourront être intéressés par son contenu.

 

 

 

Préface

 

“Le Japon, c’est comme ça car Amélie Nothomb l’a écrit dans son livre.”

Oh, combien de fois ai-je entendu cette phrase ! Si effectivement les écrits de Madame Nothomb représentaient la vérité concernant le Japon, ma foi, il n’y aurait rien à redire. Mais le Japon est multiple, les situations qu’on peut y vivre le sont tout autant, et prendre pour vérité absolue l’expérience d’une seule personne qui n’a passé en tout et pour tout qu’un an de sa vie d’adulte au Japon dans les années 90 n’a absolument aucun sens.

Malheureusement, pour beaucoup de gens n’ayant qu’une connaissance superficielle de ce pays, le Japon d’Amélie Nothomb est le seul vrai Japon. Un Japon terrifiant, inhumain, où les supérieurs hiérarchiques sont des monstres qui se plaisent à exercer sur vous un véritable harcèlement moral. Un Japon froid, où des petites fourmis s’épuisent à la tâche, celle-ci n’ayant souvent aucun sens. Un Japon archaïque, où il faut courber l’échine devant ses chefs et où les étrangers ne sont pas considérés comme des êtres capables d’intégration dans ce système… Ce n’est absolument pas mon expérience du Japon.

Par ce présent livre, j’aimerais raconter une autre expérience de ce pays, bien plus accueillant et chaleureux envers ses travailleurs que l’on pourrait imaginer. Alors, évidemment, cette expérience ne mettra pas en avant toutes ces petites choses si exotiques que les Français s’attendent à lire dans un livre qui traite du Japon. Mon expérience est surtout loin des clichés que les Français aiment à lire concernant ce pays : pas de harcèlement moral permanent, pas de petites fourmis décérébrées se mouvant comme un seul être, pas de société d’un autre âge… Mais le Japon c’est aussi ça et il est urgent que le quidam Français en prenne conscience au lieu de se contenter de s’enfermer dans des préjugés concernant ce pays. La vérité n’est pas toute blanche ou toute noire. Elle n’est même pas grise. Elle revêt toute la gamme de variation des gris et j’espère que ce livre leur en fera prendre conscience.

Je souhaite aussi que ce livre soit utile pour toute personne s’intéressant au Japon et/ou souhaitant s’y installer à plus ou moins long terme. Ce livre n’est donc en rien une simple autobiographie mais est plus à considérer comme un outil pour découvrir différentes facettes de la société japonaise au travers du parcours d’une personne. J’y décris aussi les stratégies que j’ai utilisées pour pouvoir m’y intégrer et y obtenir un travail – exactement le même que celui d’un japonais lambda – dans le secteur de l’éducation. J’espère que les lecteurs concernés trouveront dans ce livre toutes les informations qu’ils cherchent et que ces informations leur seront d’une précieuse aide pour leur permettre de concrétiser leurs rêves nippons.

En vous souhaitant une bonne lecture,

Sincèrement.

 

Si vous voyez des erreurs, n’hésitez pas à me le dire ! Mon français est devenu bizarre depuis que je me suis installée au Japon…

 

 

 

25 comments

  • Trenien

    Pas de remarque sur le français, mais peut-être une sur le fond. Il est vrai que j’ai encore entendu récemment une question sur le Japon en rapport avec Nothomb, mais c’est plutôt rare, il me semble. Son livre est sortie en 99 et le film (qui est plus la référence que le livre), en 2003.
    Depuis, la pop-culture japonaise s’est extrêmement répandue en France (à partir de 2005, et pour nombre d’années qui ont suivie, c’est le pays où le plus grand nombre de manga ont été vendus après le Japon. Et c’est un chiffre en valeur absolue). Alors soit, je parle de chose qui n’informent pas beaucoup sur la réalité de la société japonaise. Mais il y a aussi les documentaires assez fréquents à la TV, qui sont apparemment assez suivis, les films et films d’animation (Ghibli en tête).

    Du coup, même si l’objet du livre est tout à fait intéressant, il me semble que le point focal de cette préface est bien trop centré sur la production d’une névrosée mythomane notoire.

    • nemuyoake

      Merci pour ton com !

      Je croyais moi aussi que c’était le cas, que les Français connaissaient plus de choses sur le Japon, mais à chaque fois que je vais en France, j’ai toujours une réflexion/remarque (et de plusieurs personnes) qui a un lien direct avec Stupeur et Tremblements. Et cela de vendeurs, banquiers, médecins etc. Sur les sites internet généralistes aussi.

      La préface est centrée sur Nothomb car il faut rendre à César ce qui est à César : c’est les remarques constantes des gens sur son livre qui m’ont poussé à commencé à écrire ce bouquin en question (j’avais un autre projet en tête au départ). Mme Nothomb est ma muse ! C’est donc un hommage ! XD

      • Trenien

        Curieux, à l’exception de celle dont je parlais, je ne crois pas avoir entendu de référence à Nothomb depuis des années. Ca dépend peut-être des milieux (ou des régions).

  • Yukumizu

    Bonjour,

    le quidam français (et non Français) et un Japonais (et non japonais) lambda

    Je me suis aussi rendu (et non rendue) compte
    http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3436

    Sinon, bon courage.

    • nemuyoake

      Merci pour les corrections ! ^^

      Sinon, tes liens, c’est quoi ? (Je ne clique jamais dessus sans savoir ce que c’est).

      • Yukumizu

        C’est la la Banque de dépannage linguistique (BDL) du gouvernement du Québec.
        Dans le lien on peut voir bdl, gouv et qc.
        C’est un trésor quand on cherche une explication grammaticale simple et précise.
        Si tu as des doutes avec le lien tu peux faire une recherche avec “se rendre compte bdl” et tu tomberas dessus directement.

  • Shindou

    Eh bien, ce fameux projet m’intéresse fortement ! Aurais-tu une éventuelle date de sortie en tête ? Même une estimation vague me suffirait ! car j’ai vraiment hâte de dévorer ce bouquin au devenir prometteur. :3

    • nemuyoake

      Merci pour ton com ! ^^

      Jespère le sortir cette année, mais c’est la première fois que je me lance dans un tel projet donc je ne sais pas combien de temps sera nécessaire pour le mener à bien. Je préfère repousser une date de sortie plutôt que de publier quelque chose dont je ne serais pas satisfaite.

      Merci pour ton enthousiasme, ça donne de l’énergie pour continuer ! ^^

      • Shindou

        D’accord, je comprends. Merci de tes renseignements ! Je souhaite entreprendre une carrière similaire à la tienne – si j’en ai toutefois la possibilité. C’est pourquoi découvrir en détails, à travers les yeux et l’expérience de mon… modèle (en quelque sorte), un Japon authentique et moderne m’intéresse autant. x3

        • nemuyoake

          Je suis très honorée d’être un modèle (sort of? XD) mais il faut bien avoir à l’esprit que ce n’est qu’une expérience personnelle et pas la vérité absolue.

          • Shindou

            Oui ! t’en fais pas, je pense que tu l’as suffisamment répété pour j’en prenne conscience. :’3

  • Coucou,

    Juste pour te dire que je vais certainement acheter ton livre, car le sujet m’intéresse et j’aime bien ton style d’écriture. Pour ma part, même si l’écriture d’un livre me trotte aussi dans la tête (genre un bouquin qui regrouperait des mots japonais souvent mal compris ou qui ont des sous entendus surprenants), je me contente tout d’abord de mon blog afin d’être plus à l’aise. Car en me relisant à chaque fois, je me dis “ah ça pourrait être mieux dit ça…” mais j’ai la flemme de tout corriger, j’enlève juste les répétitions en général ^^.

    Après pour rebondir sur le commentaire du dessus, il existe encore de nombreux reportages sensationnalistes sur le Japon. Et le thème à propos de “les japonais sont des fourmis” revient assez souvent.
    Il faut éviter après de tomber dans l’extrême opposé en défendant ce pays coûte que coûte mais je pense pas que ce soit le cas de Nemuyoake.

    Malgré les critiques, Nothomb a encore une certaine aura et c’est pas une mauvaise idée d’en parler dés la préface afin de prévenir le lecteur :p. Pour ma part, c’est ma mère qui m’avait parlé de ce livre (stupeurs et tremblements) avant que j’aille m’installer au Japon. On voyait bien que ça l’arrangeait, lol. Je lui en ai reparlé 5 ans plus tard après l’avoir lu et elle tenait un discours tout autre du style “nan mais je savais oui…”. Bref, ceux qui soutiennent Nothomb sont souvent de mauvaise fois je pense, on aime à s’imaginer que c’est pire ailleurs que chez soi…

    • nemuyoake

      Merci pour ton com ! ^^

      Mon médecin aussi me sort à chaque fois “Ah les petites fourmis” à propos du Japon quand je vais le voir en France… Je le laisse parler mais je n’en pense pas moins.

      Non, je ne défends pas le Japon, bien au contraire. C’est un pays qui a de nombreux défauts, mais pour moi, en ce moment, si je compare avec la France, je trouve qu’on vit mieux au Japon qu’en France (pour peu qu’on ait un travail sympa dans un environnement cool, ce qui est mon cas). C’est une expérience perso, pas l’absolu.

      En tt cas, merci de ton intention d’acheter (peut-être XD) le bouquin, ça me donne envie de l’énergie pour continuer à l’écrire ! ^^

      • Je n’avais pas été sur ton blog depuis un certain moment, je viens de lire ta réponse là ^^.
        Je répondais au commentaire de Trenien à la base (je le précise parce que je parle de toi à la troisième personne, ça fait bizarre lol).

        Les petites fourmis, moi ça me fait penser surtout aux Black kigyô en ce moment. Le sujet m’intéresse pas mal, je vais sûrement me renseigner un peu et pourquoi pas faire un article. Ce qui m’étonne pas mal, c’est qu’il font un classement régulièrement des “pires entreprises” mais que rien n’est fait pour changer les choses. On constate de manière cynique mais on ne fait rien. Lol ? J’avais lu que les syndicats cherchaient surtout à maintenir les salaires mais qu’ils laissaient faire pour les heures de travail supplémentaires. Sauf qu’à trop laisser faire, ça commence à devenir le foutoir…

        Concernant la vie au Japon ou en France, je n’ai pas d’avis tranché. Les deux ne me déplaisent pas forcément, juste que pour ma part, j’ai vraiment du mal à être optimiste pour l’avenir du Japon. Il est loin d’être rose en France mais j’ai l’impression qu’on n’affronte encore moins la réalité au Japon. La situation se dégrade petit à petit (proportion de la pauvreté infantile qui s’accroit, primes qui se font de plus en plus rares, le fait qu’on utilise le terme “white kigyô” pour une entreprise respectant les lois…) mais on fait comme si tout allait bien. Et je me demande ce qu’il faut pour que les gens aient un semblant de révolte.

        D’autres choses me dégoutent comme le marketing avec les entreprises japonaises : déjà que le fait d’afficher les prix HT a le don de m’énerver sérieusement, ils ont recours à des stratégies encore plus perverses. Par exemple, je cherchais à avoir un pocket wifi (bien pratique pour avoir internet partout) et en regardant les forfaits, on peut toujours repérer un truc qui cloche quelque part. Pour beaucoup de compagnies, on paye par exemple 2000 yen par mois la première année, puis 3000 yen la seconde année et enfin 4000 yen. C’est quoi ce système ? Plus tu es fidèle, plus tu payes ? Evidemment, si on résilie, on paye 10 000 yen eviron (voir plus).

        Et c’est quoi cette manière aussi de renouveler le forfait automatiquement tous les deux ans ? SI je prends un forfait de 2 ans et que je résilie après 26 mois, je dois payer 10 000 yen. WTF ?
        Bref, je prends juste ces pratiques en exemple pour dire qu’il y a selon moi un “laisser faire” qui me parait inquiétant. Les entreprises font ce qu’elles veulent, on prend de plus en plus les clients pour des cons. Un autre exemple pour la route, les faux prix “定価” inventés de toute pièce et qui leur permettent de dire “on fait -20% sur un prix de base qui n’existe pas”. Ils le font pour les surgelés souvent (-50% wow !), ridicule…

        Il me semble qu’on vote des lois quand même dans ce pays mais qu’elles sont au final rarement respectées ou peut être volontairement floues (je n’ai aucune connaissance en droit). Me semble qu’il y avait une loi pour les prix HT/TTC mais elle est facilement contournable apparemment. Pour moi, afficher le prix HT en gros et le prix TTC en tout petit, c’est déjà une preuve de malhonnêteté…

        Je dis pas après que c’est forcément mieux en France (on essaye évidemment de contourner la loi le plus intelligemment possible aussi), juste qu’on a l’impression d’être encore davantage pris pour un con au Japon. Dés qu’un commercial me parle (genre une boutique de mobiles AU), je suis désormais d’une méfiance incroyable. J’arrive plus du tout à leur faire confiance vu qu’ils ont réussi à m’embobiner plusieurs fois. Je trouve ça triste d’en arriver là mais bon…

        Désolé pour le pavé et le HS lol. J’ai utilisé le modalisateur “certainement” à propos de ton livre mais il fallait l’interpréter comme “trèsssss certainement”. lol. T’as intérêt à pas me décevoir quand même, hey ho ! Je plaisante, hâte qu’il sorte en tout cas. En espérant t’avoir influencé pour que t’écrives un max de choses négatives sur le Japon et qu’on t’appelles “Nothomb Version 2”. MWAHAHAHAHA

        • nemuyoake

          J’ai jamais fait confiance aux commerçants de toute façon… XD

          “Nothomb version 2″… J’en trépigne d’impatience… (j’ai surtout un frisson d’horreur)

  • LNA

    Bonjour,
    Ton projet me semble intéressant mais personnellement le ton de ta préface me bloque …Plusieurs phrases trop “cash” m’ ôteraient l’envie de poursuivre la lecture notamment le début sur A Nothomb, qui, même si sur le fond tu as raison, me semble méprisant dans la forme et le vocabulaire employé. De même, je me sens agressée par certaines phrases : celle sur les clichés que les français aiment lire; le quidam français qui se contenterait de s’enfermer dans des préjugés et qu il est urgent de sauver de sa médiocrité ; les choses exotiques que les français s’attendent à lire; les clichés que les français aiment lire …Quelle vision des français veux-tu donner ?
    Petit point grammatical : à qui renvoie le “leur” à la fin de l’avant dernier paragraphe?

    Bon courage pour la suite
    LNA

    • nemuyoake

      Bonjour, merci pour ton com! ^^

      J’ai en effet du mépris envers Mme Nothomb qui est une mythomane de première classe.
      http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/10/04/1725311_psychanalyse-d-un-ecrivain-le-marketing-litteraire-par-le-mensonge-le-cas-nothomb.html

      Concernant l’image des Français que je veux donner, c’est plutôt l’inverse en fait : c’est l’image que certains se donnent d’eux-mêmes lorsque je parle avec eux. J’ai expliqué dans les autres commentaires ce à quoi j’étais confrontée. Il est bien évident que tous les Français ne sont pas comme ça, mais si je commence à faire des catégories et à être plus subtile, il me faudra un livre, pas une préface de moins d’une page, pour traiter toutes les catégories.

      J’ai voulu expliquer ce qui m’a poussé à écrire ce livre. C’est personnel, pas une vérité absolue. C’est peut-être cash, mais je ne vais pas caresser les gens dans le sens du poil juste pour vendre des livres. Pourtant, je suis navrée que tu te sentes agressée. Je m’en excuse.

      Le “leur” renvoie à “lecteurs concernés”. Donc il faut un “s” à “leur”?

  • auietsrn

    Salut,
    J’aime bien ton blog, et je trouve ton projet de livre intéressant (ce qui montre ton talent, parce que dans l’absolu, je ne suis pas du tout intéressé par le Japon). Cela dit, je trouve qu’il y a dans ta préface un ton un peu généralisant sur les Français, comme si tu préjugeais ce que pensent ou devraient penser tes lecteurs.

    Déjà, c’est un peu cliché : il y a des tas de Français qui prennent ce ton (trouver des caractéristiques générales sur les Français avec un ton plutôt critique, et en passant en montrant bien qu’eux ne sont pas comme ça), au point que ça, ça pourrait justement devenir un trait représentatif du Français. ^^

    Ensuite (et surtout) : les « Français s’attendent à lire dans un livre qui traite du Japon », « des clichés que les Français aiment à lire »… comment dire ? C’est pas vendeur parce que tu préjuges ce qu’est ton lecteur (ou du moins l’ensemble auquel il appartient). Si tu veux que les gens aient envie de te lire, et qu’ils commencent dès la préface à se sentir attaqués, ou au moins à se dire « hé, mais je ne suis pas du tout comme ça », ça ne le fait pas.

    • nemuyoake

      Merci pour ton com ! ^^ Tant pis si ma préface prend les gens à rebrousse-poil. Si les lecteurs se sentent outragés par cette préface, dans ce cas il vaut peut-être mieux ne pas lire le livre…

      J’écris ce que je veux écrire car c’est la liberté qu’offre l’auto-édition. J’écris ce que je pense. Ce sont mes préjugés, mes généralisations car il s’agit d’une préface qui explique la genèse de ce livre. Ce n’est pas censé être la vérité absolue, c’est simplement ce que je pense. On peut ne pas être d’accord. Et si je n’écris pas “je pense que”, “à mon avis” à chaque phrase, c’est que ça casse le rythme et alourdit le style. Mon blog est différent et je prends plus de pincettes dans mes articles pour nuancer mon propos, tu l’auras remarqué.

  • Sanzo

    Hi Nemuyoake !
    je lis cette préface au moment où tu publies ton article 3 sur le livre car tu expliques que tu vas l’enlever.
    c’est une belle préface, je pense que c’est pas cash du tout et que c’est fondé. Dès que je dis “manga”, drama ou que je parle de nourriture ou culture japonaise, je sens chez beaucoup d’interlocuteurs une forme de mépris similaire d’ailleurs à celle pour les chinois. Je leur souris souvent en leur disant qu’ils ne savent pas ce qu’ils perdent les pauvres et je passe mon chemin en général.
    J’essaye de casser les préjugés quand je peux mais je n’en fais pas un impératif. C’est sûr qu’avec un film comme stupeur et tremblements que j’ai vu, ça faisait un peu film TV pour ménagèr(e) de moins de 50 ans…donc j’en ai pas gardé un souvenir très marquant et j’ai tout simplement oublié. Je ne pensais pas qu’il aurait ce type d’impact mais c’est largement possible car les clichés dedans sont gros comme des camions !!je trouvais aussi que c’était un peu surjoué…mais bon that’s my point of view here

    Sincèrement, je suis admiratif de ton initiative pour cette écriture de livre et je ne peux que t’éncourager, avec ou sans préface.
    One more time j’en reviens pas que tu nous offres autant, si bien et de manière si fine.
    Donc go for it and keep it up !
    cheers

  • Sanzo

    Hi Nemuyoake !
    Alors que tu termines l’écriture de ton super livre, je repensais à la préface.
    Si on se penche sur l’aventure qu’est cette belle initiative de partage autobiographique, je pense qu’au départ l’idée c’est de répondre au stéreotype dont le Japon est l’objet mais qu’ensuite qu’au gré de la plume, ce qui a finit par transparaître c’est le plaisir tout simple de raconter la découverte d’un autre univers, un autre monde que le Japon offre avec ses mystères, ses invitations, ses défis, et surtout une sorte de rappel pour tout amoureux ou amoureuse de la culture japonaise de ne jamais sombrer dans une vision décalée qu’elle soit romancée, simplifiée, adulée, meprisée, étiquetée, exagérée etc Accepter la différence sans sombrer dans l’indifférence ou la complaisance. découvrir avec bienveillance car comme disait naguère Lévi Strauu dans son livre Tristes Tropiques, voyager dans une autre contrée c’est découvrir cette terra incognita qu’est soi-même car c’est notre regard qui révèle dans notre représentation l’inconnu d’un soi-même qu’on redécouvre.
    A te lire, j’ai surtout en ce qui me concerne découvert comment tu apprécie le Japon et ta façon d’aimer cette culture et d’y consacrer le choix d’ y vivre a quelquechose d’émouvant et de fsacinant car il y a non seulement du courage mais aussi une invitation à retrouver cette part d’émerveillement que l’âge adulte ou le fait de vouloir être trop sérieux finit par effacer.
    C’est pour cela que dans ton blog ce partage que tu proposes est si attirant, il y a dans ton quotidien quelquechose d’une routine extraordinaire. ta routine est interessante car toujours rappelant dans un ordinaire de la vie quelquechose de poétique : ça peut être l’étonnement d’une différence culturelle, la joie d’un plaisir culinaire simple car riche en considération humain, la joie d’apprendre quelquechose de nouveau dans la langue japonaise. Ce plaisir indescriptible il est aussi dans le fait de disposer d’au moins deux points de vue différent sur le monde que donne le fait de maitriser deux langues différentes qui permet de casser une forme de passivité dans la manière de percevoir le monde.
    Il y a donc des jours taf, des jours loisirs, des jours nostalgies, des moments joies, des moments retrouvailles et des moments escapades qui peuvent d’ailleurs exister même en France sans voyager mais décuplé quand on réalise le rêve d’aller ailleurs surtout dans celui si dépaysant qu’est celui du Japon.
    Voilà peut être une source d’inspiration pour une préface nouvelle si nécessaire, sinon c’est juste un feedback car je suis tellement reconnaissant de ce partage que je me demandais comment le témoigner et ces lignes traduisent cette tentative !
    amuse toi bien !

    • nemuyoake

      J’avoue que j’écris ce que j’ai envie d’écrire, sans me soucier de ce que les lecteurs veulent… Je ne mets pas de photo, donc c’est terne par rapport à d’autres sites, mais tant pis !

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